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Le château fut construit à l'origine par un seigneur local qui, en 1132-1133, vendit aux Ismaéliens la forteresse de Qadmous, à partir de laquelle ils s'installèrent dans la région. Son fils vendit ensuite Al-Kahf à la secte qui réalisa un programme d'acquisition rapide de huit châteaux dans la contrée de 1132 à 1140.
De 1164 au début des années 1190, le chef Ismaéliens Rachid al-Din Sinan, opéra à partir de ce repaire de montagne éloigné. Le château est mentionné dans les archives croisées 12 e. Siècle à propos d'échanges entre la secte et l'ordre des Templiers avec lesquels ils partageaient une entente tacite. En 1197, Henri de Champagne, régent de Jérusalem, cherche à s'allier au successeur de Sinan pour riposter à la pression musulmane sur l'Etat croisé morcelé. Il fut invite à al-Kahf où; pour prouver la dévotion fanatique de ses partisans, le chef des Assassins ordonna à deux d'entre eux de se jeter du haut des parapets, Ce qu'ils firent sans hésitation.
La relation ambiguë avec les Croisés se poursuivit durant le siècle suivant, notamment sous Saint Louis (1214 – 1270) qui conduisit la désastreuse sixième croisade contre l'Egypte en 1249. Le chef ismaélien monta une tentative d'assassinat contre Saint Louis mais ses agents furent détectés et renvoyés à al-Kahf avec des cadeaux pour témoigner de la magnanimité du roi. Par la suite Saint Louis dépêcha à al-Kahf un message, Yves le Breton, porteur de présents, et en conséquence une alliance fut conclue. Le Breton fut le premier visiteur occidental à s'intéresser aux doctrines Ismaéliennes.
Al-Kahf fut, le dernier des points fortifiés Ismaéliens à tomber sous contrôle arabe. Ce n'est qu'en 1273 que Baibars prit le château dans le cadre de l'élimination totale de la présence Ismaélienne. La forteresse subsista comme poste militaire à l'époque ottomane, servant probablement de lieu de détention utilement à l'écart. En 1816, la résidente britannique au Liban, Lady Hester Stanhope, prit la défense d'un capitaine français qu'on y avait emprisonné. Il fut délivré sur son ordre par le gouverneur ottoman de Tripoli qui exécuta également son souhait de voir le château rasé.
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